La RDC

Géographie

Située en plein cœur du continent africain En superficie, la RDC est le troisième pays du continent, derrière l'Algérie.
Le pays ne dispose que d'une ouverture très limitée sur la mer insérée entre l'enclave angolaise de Cabinda et l'Angola voisin. Pas moins de neuf pays ceinturent la RDC.

En outre, la population est répartie de manière inégale sur le territoire national.
Près de la moitié est fortement concentrée sur trois grands axes :

  • dans le Kwilu, le Mayumbe, les régions de la Lulua et de Mbuji-Mayi et les villes de Kinshasa, Kananga et Lubumbashi;
  • entre Fizi et Aru;
  • les plateaux du nord, en particulier deux de Gemena et des Uélé autour de la région d'Isiro.

On compte quatre langues dites « nationales » à côté du français considéré comme la langue officielle :

  1. - le swahili (40 %) à l'est
  2. - le lingala (27,5 %) dans le Nord
  3. - le kikongo (17,5 %) dans le Bas-Congo et le Bandundu ;
  4. - le tshilouba (15 %) dans le Kasaï et le Katanga.

On compte aussi 250 dialectes.

Politique

Système juridique :
Basé sur le code civil belge et les lois tribales.

Divisions administratives de l'Etat :
La République Démocratique du Congo est organisée en Entités administratives Décentralisées autonomes
Capitale : Kinshasa.

Le gouvernement congolais a decidé en 2015, en s'appuyant sur la constitution du 18 février 2006, de passer de 11 a 26 provinces,

Suffrage
Obligatoire à partir de l'âge de 18 ans.
Modalités : universel direct.

Branche exécutive
Le chef d'Etat est le Président Joseph KABILA. Il succéda le 26 janvier 2001 à son père Laurent Désiré KABILA assassiné en août 2000.

Economie et société

Les richesses minières
Sur une cinquantaine de minerais mis en évidence jusqu'à ce jour grâce à une prospection totalement ‘insuffisante', seule une dizaine est exploitée tels que le cuivre, le cobalt, le cadmium, l'or, le diamant, l'étain, le tungstène, le niobium, le colombo-tantalite (coltan).

Le secteur minier, considéré comme la cheville ouvrière de l'économie congolaise a vu sa production chuter. Sa contribution de 13 % en 1986 au PIB est tombée à 5,9 % en 1995. Elle est estimée pour 2001 à 8,3 %.

Industrie manufacturière : la débâcle
Ce secteur ne contribue que pour seulement 5,5 % au PIB. Les activités industrielles sont polarisées sur :

  • le secteur de demande finale (biens de consommation).
  • le secteur agro-alimentaire

Le secteur est confronté à de multiples problèmes :

  • la déficience du réseau des transports et de communication.
  • le coût élevé de certains facteurs de production (énergie).
  • les tracasseries administratives


Les cultures vivrières
Quatre cultures dominent les productions vivrières :

  • le manioc : couvrant tout le territoire, 50 % des terres cultivées, 19 millions de tonnes en 1997, 25 % de la production réalisée dans le Bandundu;
  • la banane plantain : cultivée en Province orientale (30 %), en Equateur, dans les deux Kivu, avec 2,424 millions de tonnes en 1995 ;
  • le maïs : cultivé dans le Katanga et les deux Kasaï, avec 1,255 millions de tonnes en 1995 ;
  • la noix de palme : surtout dans le Bandundu, l'Equateur, la Province Orientale, le Kasaï Occidental, 81000 tonnes en 1990 contre 19.513 tonnes en 1995, les plants sont anciens (souvent > à 25 ans).


L'élevage et la pêche
L'élevage de bovins développé dans les années 60 s'est fortement réduit.
La production de viande a oscillé dans les 10 dernières années entre 70.000 et 95.000 tonnes mais elle ne représente que 5,5 % des besoins du pays estimés à 1.512.000 tonnes de viande / an.

Malgré les importations de viande, le niveau de consommation annuelle par habitant en viande n'est que de 7,9 kilos par an. La pêche en mer est très peu développée. Malgré un potentiel immense, la production de poisson ne dépasse guère les 130.000 tonnes / an, pour des besoins estimés à plus de 850.000 tonnes.

Pour combler ces déficits, le pays recourt donc à des importations massives.

Le secteur forestier
Le pays abrite la deuxième forêt tropicale du monde après l'Amazonie. La filière souffre de problèmes importants :

  • l'outil de production en très mauvais état.
  • la lenteur de l'évacuation de la production
  • les troubles politiques et la guerre.

Santé
Le système hospitalier public ne répond plus aux besoins d'une population trop démunie pour s'offrir des soins médicaux ou acheter des médicaments.
Cette situation générale de délabrement, tempérée par la présence d'établissements de soins dépendant des Eglises ou des ONG (organisation non gouvernementale), est aggravée par l'expansion de l'épidémie de sida, dont la RDC apparaît comme un des foyers.

Education
Le système éducatif est calqué sur le modèle belge. Aux grandes universités de Kinshasa et de Lubumbashi s'ajoutent quelques instituts supérieurs pédagogiques dans les grandes villes et un nombre croissant d'établissements privés, religieux ou non, qui tentent de compenser les carences de l'Etat.

Le nombre de catholiques (50,2 %) devance celui des protestants (20 %) ; les fidèles d'Eglises indépendantes, dont l'Eglise kimbanguiste, et les adeptes des religions traditionnelles, sont encore nombreux (10,2 %) ; l'islam a été adopté par 10,2 % de la population.