Droits universels

Le respect des droits de l’Homme fait partie de la sécurité de l'humain. En RDC, l’insécurité liée aux conflits armés, au banditisme, à la criminalité organisée, à la pauvreté, à la famine, au manque d’accès aux services sociaux de base affectent en particulier les groupes sociaux les plus vulnérables, notamment les femmes.

De nombreuses femmes continuent à subir diverses violences domestiques et/ou sexuelles, qui s'ajoutent à toutes les formes de harcèlement, à la précarité économique, à l’exclusion au droit de succession, et à d’autres discriminations basées sur le genre.
A l’est du pays, la situation est particulièrement préoccupante. Les femmes y sont souvent victimes d’exactions, de violences sexuelles massives et systématiques, d’esclavage, de mariages forcés, de prostitution forcée et même de mutilations.

Comme si la précarité sociale et économique de la population congolaise ne suffisait pas, le trop-plein de richesses naturelles dont regorge la RDC font la convoitise de diverses multinationales. Ces dernières, obnubilées par le seul profit, au détriment du bien-être des natifs, dégradent allègrement l'environnement naturel des citoyens autochtones, tout en leur volant leur ressources (coltan, cuivre, diamant, uranium, bois, or, etc....). Bien plus, elles traitent cette population sans défense comme une main d'oeuvre taillable et corvéable à merci, tellement elle est éhontément sous-payée. Ces multinationales se soucient peu du respect des droits de l'homme, notamment dans le domaine du droit international du travail.

Pourtant la RDC a ratifié la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) le 17 octobre 1986 et le Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relative aux Droits des Femmes le 09 juin 2008.

En dépit de tels textes juridiques innovateurs dans la protection des droits des femmes, celles-ci restent confrontées à un certain nombre de défis à relever, tels que : l’ignorance de leurs droits, le dysfonctionnement de l’appareil judiciaire, la non-vulgarisation des textes de lois auprès du personnel judiciaire, l’impunité, l’éloignement géographique des juridictions, les frais de justice élevés, la peur de représailles par les auteurs de crimes ou par leur familles, la lenteur des procédures judiciaires, les traditions et l’absence de réparation en faveur des victimes.