L'énergie

a) Le potentiel

L’hydroélectricité
La République Démocratique du Congo est dotée d’importantes ressources hydroélectriques.

Le fleuve Congo est le second au monde de part son débit (40 mille m³/sec) après l’Amazone (200 milles m³/sec) mais le débit du Congo est plus régulier que l’Amazone car le cours du Congo se déroule de part et d’autre de l’Equateur. Son potentiel énergétique exploitable pour l’hydroélectricité est évalué à 774.000 GWH, soit 66% du potentiel de l’Afrique centrale, 35% du potentiel global du continent africain et 8% du potentiel de production annuelle mondiale.

La RDC vient en effet, en première place en Afrique centrale (avant le Cameroun 115.000 GWH). Dans le monde, elle se place en troisième position après la Chine populaire et le Canada. Son potentiel se traduit par une puissance exploitable d’environ 100.000 MW dont près de la moitié (44.000 MW) est concentrée sur le seul site d’Inga, ce qui fait de ce dernier le plus grand gisement d’énergie hydraulique au monde. L’énergie utilisable dissipée annuellement par les rapides et les chutes d’Inga s’élève à environ 370.000 GWH.

Mais seulement 3% de ce potentiel est actuellement mis en valeur avec un taux de desserte nationale de moins de 10 %.

Les autres énergies renouvelables :

  • la Biomasse (Combustion de déchets agricoles ou de la sylviculture et production de l’électricité au moyen d’un cycle de Rankine (vapeur et turbine)) et les biocarburants (combustibles liquides dérivés d’huiles végétales comme la jacinthe d’eau ou le jatropha)
  • l’énergie solaire: l'exploitation de l'énergie solaire directe (thermique et photovoltaïque) reste encore à l'état embryonnaire malgré les potentialités de la RDC (durée moyenne de l'insolation de 1.300 à 2.600 heures/an et une variation moyenne du rayonnement qui oscille entre 60 et 90 kcal/ m².)
  • le Gaz méthane : le Lac Kivu renferme une importante réserve de gaz méthane avec une capacité de régénération de 250 millions de m³/an, qui se trouve à des profondeurs de plus de 300m.
  • l’énergie éolienne : le potentiel éolien est variable (sur les plateaux des Batekés, au Sud Kivu et au Nord du Katanga ainsi que sur la côte Atlantique à Mwanda) mais non encore exploité.
  • la géothermie : quelques sources géothermales ont été identifiées dans l'Est du pays et au Katanga mais n’ont pas encore été exploitées

Le pétrole de la RDC
Les réserves sont estimées à 187 millions de baril. Il existe trois bassins sédimentaires en RDC. Le bassin côtier est le seul producteur avec une production (offshore et onshore) de 25.000 barils/jour. Les deux autres bassins sont pratiquement inexplorés (la Cuvette centrale et le Graben du Tanganyika).

L’énergie nucléaire
Les trois gisements d'uranium (Shinkolobwe, Kabongwe et Luambo), dans le sud Katanga, ne sont plus exploités. D'autres indices du gisement ont été révélés ailleurs à la frontière avec la RCA, dans le Bas-Congo, au Katanga et au Kivu. Les estimations de l'ONUDI, datant de 1975, chiffrent les réserves nationales à 1.800 tonnes.

b) Les sous-secteurs qui offrent un potentiel intéressant :

  • Les bureaux d’études et les bureaux d’ingénieurs
  • les sociétés spécialisées dans la production, le transport et la distribution d’électricité.
  • La formation dans les métiers de l’énergie,

Les équipements électriques (panneaux basse, moyenne et haute tension, groupes électrogènes, turbines, panneaux solaires…).